Valerian

Le synopsis

affiche Valerian
Affiche du film

À la suite de la rencontre historique Apollo-Soyouz en 1975, d'autres nations envoient des cosmonautes rejoindre la station spatiale. Dans les siècles suivants, de nombreux extraterrestres, de toutes formes, rejoignent la station spatiale. Rebaptisée Alpha, celle-ci devient trop vaste et risque de s'écraser sur la Terre. D'un commun accord, les dirigeants des races qui peuplent l'immense station décident de l'éloigner de la Terre. Pendant son voyage, elle continue cependant de croître jusqu'à héberger 17 millions d'êtres vivants.

En 2740, les agents spatio-temporels Valérian et Laureline accomplissent des missions à bord de leur vaisseau. Un jour, Valérian rêve d'un monde inconnu peuplé d'êtres anthropomorphes qui vivent près d'une plage idyllique où ils recueillent des perles dotées de propriétés insolites. De petits animaux répliquent ces perles, répliques qui sont versées dans un puits lors d'un rituel de remerciements pour les dons de la Nature. Quelques instants plus tard, les habitants de cette planète, appelée Mül, voient avec effroi des vaisseaux spatiaux tomber du ciel et venir s'écraser sur leur planète. Seuls quelques survivants parviennent à se protéger d'une terrifiante explosion qui ravage la planète. Valérian se réveille brusquement, ignorant quelle est la provenance de ce rêve et s'il comporte une part de vérité...

Peu après, Valérian et Laureline reçoivent la mission de retrouver un réplicateur qui se trouve dans les mains d'un extraterrestre l'offrant sur le marché noir. En route vers Alpha, Valérian demande à Laureline de l'épouser, mais celle-ci refuse à cause de son immaturité. Arrivé sur la planète, Valérian confronte le trafiquant, lui vole le petit animal ainsi qu'une perle de Mül. Il observe également deux créatures qu'il a vues dans son rêve, mais s'enfuit lorsque la situation dégénère. Lui et Laureline parviennent à rejoindre leur vaisseau, malgré le fait qu'ils soient poursuivis par un prédateur extraterrestre particulièrement rapide et agressif.

De retour sur Alpha, ils apprennent du Commandeur Filitt que la station est menacée par une zone radioactive que les instruments ne peuvent pas analyser ; également, aucun soldat n'est revenu de missions d'exploration. La Zone continue de s'étendre et atteindra l'ensemble de la station dans quelques semaines. Le Commandeur exige que Laureline lui remette le réplicateur, mais elle refuse. Pendant une réunion du conseil de sécurité de la station Alpha, des habitants de Mül font irruption dans la salle, paralysent les participants, y compris Valérian et Laureline, et kidnappent le Commandeur. Valérian parvient à ouvrir la gangue dans laquelle il était enfermé, libère Laureline et poursuit les extraterrestres à bord du vaisseau, qui se dirigent vers la zone infectée. Pendant sa poursuite, il perd contact avec Laureline.

Elle le retrouve près d'un précipice, mais Laureline est capturée par des extraterrestres anthropophages. Valérian la libère grâce à la collaboration d'un être protéiforme, qui meurt pendant leur fuite. Les deux agents pénètrent dans la zone infectée, pour découvrir qu'elle abrite les survivants Perles de la planète Mül, ainsi que le Commandeur Filitt. Les agents apprennent qu'au cours d'une attaque extraterrestre, qui s'est produit en orbite autour de Mül, Filitt a dirigé une flotte de vaisseaux à proximité de Mül et a ordonné un tir de missiles à fusion contre la flotte ennemie. Ces missiles étaient aussi des armes de destruction massive ; le Commandeur a donc condamné la planète, même s'il savait qu'elle était habitée par des millions d'êtres vivants conscients. Des survivants ont échappé à la destruction et ont acquis la technologie nécessaire à leur survie et aux voyages spatiaux, et de ce fait devenait des témoins compromettant pour le Commandeur. Valérian comprend que la zone infectée est en fait un vaisseau spatial qui permettra aux survivants de fonder une nouvelle planète.

Ils ont seulement besoin d'une perle, que Valérian possède, et du réplicateur, que Laureline possède, pour que le vaisseau puisse voyager dans l'espace. Les deux agents contactent le centre de commande et révèlent l'histoire à la hiérarchie d'Alpha. Le Commandeur Filitt ordonne alors à son escorte personnelle de robots de détruire les preuves et de tuer les témoins de son crime. Valérian et Laureline, avec l'aide d'officiers humains, stoppent l'attaque des robots, ce qui permet au vaisseau mül de quitter la station. Par la suite, Filitt est capturé et Valérian et Laureline se déclarent leur amour mutuel.

L'accueil des critiques

Aux États-Unis, la critique est plutôt mitigée. Elle souligne la richesse visuelle de l'ensemble et l'inventivité des propositions, mais ajoute que la faiblesse du scénario, la dynamique des personnages, le jeu des acteurs et la qualité inégale des effets spéciaux affaiblissent le résultat final. Sur Rotten Tomatoes, le film obtient un score mitigé : 54 % d'avis positifs sur un total de 131 critiques, 50 % sur la base des 42 critiques les plus influentes. Le film se classe même deuxième dans le top 10 des plus mauvais films de 2017 établi par The Hollywood Reporter - le magazine américain le qualifiant de « naufrage flagrant », « obscur, pas drôle, indéchiffrable, indigeste ». Même son de cloche pour Rolling Stone, qui classe le film à la septième place des plus mauvais films de l'année - la faute, selon le magazine, à son casting boiteux, à sa longueur et à son caractère brouillon. A sa sortie, CNN le définit également comme un sérieux prétendant au titre de « plus mauvais film de l'année - ou du moins de gaspillage le plus ostentatoire » (si le film est « visuellement somptueux », les acteurs n'y font preuve « d'aucun charisme ni d'aucune alchimie », les twists sont prévisibles, les caméos gratuits, la tonalité retenue (« ni intelligente, ni drôle ») reste problématique en tant qu'elle minore l'action. The New-York Times déplore des dialogues censés être « badins » mais en réalité sans saveur, portés par des acteurs « aussi mignons que des bébés salamandres », dans un film réalisé par quelqu'un de « tellement enchanté par son packaging criard qu'il en oublie ce qu'il doit mettre à l'intérieur ». Variety se montre un peu indulgent à l'égard du film. S'il en pointe les défauts (la prestation de Dane DeHaan, les dialogues maladroits), le magazine voit dans le projet une imitation de La Guerre des étoiles délicieusement "old school", qui nous propulse d'un cliffhanger à l'autre avec une relative aisance.

Au Québec, la réception est du même ordre. Les critiques déplorent une romance peu convaincante entre les deux acteurs, un scénario et des dialogues faibles et des thèmes traités d'une manière simpliste39, mais aussi le sexisme du film « techniquement à la fine pointe, mais sexuellement au goût d'hier ».

En France, l'accueil critique est un peu plus enthousiaste : le site Allociné recense une moyenne des critiques presse de 3,1/5, et des critiques spectateurs à 3,8/541. Pour Télérama, « le scénario est simpliste » mais « le spectacle est hors du commun ». Première pense que « la première heure de Valérian et la Cité des mille planètes pourrait bien rester dans les annales, en associant brillamment les deux grandes tendances de la science-fiction : la prospection […] et l'imagination jusqu'au délire » mais « lorsque le carcan du scénario – déjà vu et prévisible – se referme sur Valérian, le film semble fonctionner sur les réserves, vite à court d'énergie ». Le Figaro affirme qu'« on ressort de Valérian avec des ailes aux pieds, sachant que cette œuvre hors du commun, qui innove à chaque scène, est l'antiblockbuster américain ».

Parmi les critiques négatives, Le Monde considère que le film est « à éviter » : « Laissant ses personnages à l’état de figures, ses situations à l’état d’esquisses, Besson n’a pas su combler le vide entre les cases de la bande dessinée. Le récit, la chair, la vie, font défaut. » Le journal critique également le personnage joué par Cara Delevingne considérant qu'« elle […] est cette aventurière typiquement bessonnienne [...]. La personnalité en moins. Elle n’a pour exister que son joli minois et les quelques lignes de dialogues téléphonés dont on a bien voulu la gratifier. » La critique de Libération déclare qu'« avec son blockbuster [de science-fiction] à 180 millions d’euros, Luc Besson n’a jamais joué aussi gros. Défi risqué pour un film sans originalité ni relief. »

Les clins d'oeil

Il s'agit d'une libre adaptation de l'univers de la série de bande dessinée française Valérian et Laureline, dessinée par Jean-Claude Mézières et scénarisée par Pierre Christin. Le titre du film fait référence au deuxième album, L'Empire des mille planètes, paru en 1971, mais reprend principalement la trame du sixième album, L'Ambassadeur des Ombres, paru en 1975.

La bande dessinée

Valérian, agent spatio-temporel est une série de bandes dessinées de science-fiction réalisée par le scénariste Pierre Christin, le dessinateur Jean-Claude Mézières et la coloriste Évelyne Tranlé. Elle est publiée pour la première fois en 1967 dans Pilote et éditée en album chez Dargaud à partir de 1970. Pour le quarantième anniversaire de sa création, en 2007, la série est rebaptisée Valérian et Laureline.



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