2001 : l'odyssee de l'espace

Le synopsis

affiche 2001 : odyssée de l'espace
Affiche du film

2001, l'Odyssée de l'espace retrace, à travers différentes époques, le rôle joué par une intelligence inconnue dans l'évolution de l'humanité.

À la merci des prédateurs, chassée de son point d'eau par un groupe rival, une tribu d'australopithèques est sur le point de disparaître. Mais un matin, ils découvrent un imposant monolithe noir devant la caverne qui leur sert d'abri. Après l'avoir touché, ils ont soudain l'idée de se servir d'os comme armes et apprennent à tuer du gibier. Ce premier acte de violence est suivi par l'attaque pour reprendre le point d'eau, qui réussit par le meurtre du chef du groupe rival.

En 1999, le Dr Heywood Floyd, un scientifique américain, se rend sur la Lune pour enquêter sur une fantastique découverte gardée secrète : les équipes de la base de Clavius ont relevé dans le cratère de Tycho une anomalie magnétique provoquée par un monolithe noir. Celui-ci aurait été volontairement enfoui dans le sous-sol lunaire, quatre millions d'années plus tôt. Peu après que le Dr Floyd a touché le monolithe, celui-ci émet une puissante onde radioélectrique en direction de Jupiter.

En 2001, le vaisseau Discovery One (Explorateur Un dans la version française) fait route vers Jupiter. Son équipage est composé de deux astronautes, Dave Bowman et Frank Poole, de trois savants maintenus en hibernation, et de HAL 9000 (CARL dans la version française), un ordinateur de bord doté d'une intelligence artificielle. Un jour, Bowman et Poole inspectent une pièce que HAL a signalée comme défectueuse, mais ne trouvent rien d'anormal. L'ordinateur étant réputé infaillible, ils s'inquiètent des conséquences de cette découverte sur le bon déroulement de leur mission. HAL, qui les surveille à leur insu, apprend qu'ils envisagent de le déconnecter pour parer à tout incident ultérieur. S'estimant indispensable à la mission, HAL décide alors de se débarrasser de ses partenaires humains. Lors d'une sortie extravéhiculaire de Poole, il prend le contrôle de sa capsule et la projette au loin dans l'espace. Il profite ensuite de l'absence de Bowman, parti à son secours, pour désactiver les caissons d'hibernation des savants, les condamnant à mort. Lorsque Bowman revient avec le corps de Poole, il lui refuse l'accès au Discovery One, lui expliquant qu'il met en péril la mission. Bowman lui réplique qu'il compte entrer par un accès de secours mais HAL lui indique que sans casque — parti en hâte, Bowman l'a oublié — la chose est impossible. Peu rassuré, Bowman ouvre l'écoutille, utilise le système d'éjection de sa capsule pour se propulser dans le vaisseau et rétablit la pressurisation, échappant de peu à l'hypoxie. Il se dirige alors vers le « centre nerveux » de HAL et désactive un à un ses blocs mémoires. Il découvre ainsi un message pré-enregistré du Dr Floyd, devant être diffusé à la fin du voyage, qui relate l'épisode lunaire et précise que la mystérieuse onde radioélectrique était pointée vers Jupiter.

Arrivé près de Jupiter, Bowman quitte le Discovery One à bord d'une capsule pour observer un gigantesque monolithe noir en orbite autour de la planète. Il est alors aspiré dans un tunnel coloré et, terrifié, voyage à une grande vitesse à travers l'espace, découvrant d'étranges phénomènes cosmiques et des paysages extraterrestres aux couleurs étonnantes. Et puis soudain, il se retrouve dans une suite d'hôtel de style Louis XVI tenu par des extraterrestres où il se voit vieillir prématurément. Alité et mourant, il tente de toucher un monolithe noir qui apparaît devant lui. Il renaît alors sous la forme d’un fœtus entouré d'un globe de lumière et est téléporté dans l'espace, près de la Terre.

L'accueil des critiques

Derrière sa réputation de premier grand long-métrage de science-fiction de l’histoire, le film est en effet davantage une expérience d’abstraction métaphysique qu’une œuvre de genre. Précisément, Kubrick parvient à asseoir tout un ensemble de codes précis - mise en valeur de la beauté technologique, disproportion de l’homme par rapport au vaisseau et à l’espace... - sans jamais tomber dans les affres de la caricature ou pire, le risque de se démoder. Quarante ans après sa sortie, tout en étant entièrement passé à côté des évolutions de la technique, l’univers du cinéaste est toujours aussi crédible dans sa cohérence et son esthétique propres. C’est ce caractère d’universalité qui constitue d’ailleurs le propos central : le monolithe tant de fois parodié traverse la chronologie du récit, depuis ce qui est présenté comme « l’aube de l’humanité » jusqu’à un « au-delà de l’infini » incertain et contradictoire. 2001 : l’odyssée de l’espace est une méditation peu bavarde et par là troublante, comme si le spectateur parvenait à se retrouver isolé face au cosmos.

Le film est reçu de manière partagée par la critique et le public à sa sortie mais, au fil du temps, il acquiert un statut de film culte et connaît un énorme succès au box-office. Quelques années après sa parution, il devient finalement le plus gros succès du box-office nord-américain en 1968. Aujourd'hui, 2001, l'Odyssée de l'espace est acclamé par la critique, le milieu du cinéma et le public. Nommé à quatre Oscars, il ne reçoit finalement que celui des meilleurs effets visuels. En 1991, il est sélectionné par la bibliothèque du Congrès pour son « importance culturelle, historique ou esthétique » et est classé au National Film Registry. La place primordiale qu'occupe 2001, l'Odyssée de l'espace dans l'histoire du cinéma en fait l'un des plus grands films de tous les temps.

Les clins d'oeil

Le film, devenu culte depuis longtemps, est une référence. Il y a ainsi de nombreux clins d'oeil, que ce soit au cinéma, à la télévision, dans la littérature ou encore dans les jeux vidéo.

On peut prendre l'exemple de la série Farscape où, et ce plusieurs fois dans la série, Harvey (l'entité qui n'existe que dans le cerveau de John Crichton) avait puisé dans la culture cinématographique de son hôte Terrien pour discuter avec lui dans une illusion de situation reprenant une scène de film marquant. Lors de l'une des scènes de conclusion de la mini-série, Harvey envoie John dans la scène finale de 2001.

Au sein d'une reproduction de la chambre blanche au riche mobilier ancien et au carrelage immaculé, se trouve le monolithe noir, (avec un reflet brillant, contrairement au noir « mange lumière » du vrai film) Crichton pourvu d'un scaphandre spatial noir, et Harvey, (à la combinaison exceptionnellement gris clair et non noir) couché dans le lit luxueux.



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