La science-fiction dans les jeux videos

Unreal Tournament

Description

aperçu du jeu unreal tournament
Aperçu du jeu vidéo

Unreal Tournament (abrégé UT) est un jeu vidéo de tir à la première personne développé par Epic Games et Digital Extremes et publié par GT Interactive sur PC le 26 novembre 1999 aux États-Unis et à partir de décembre 1999 en Europe. Le jeu a également été publié sur Linux en 1999, puis sur Macintosh par MacSoft Games le 17 janvier 2000. Le jeu a enfin été publié par Infogrames sur PlayStation 2 le 26 octobre 2000 et sur Dreamcast le 14 mars 2001. Unreal Tournament se déroule dans un univers de science-fiction dans lequel le joueur incarne un combattant participant à un tournoi de combats à mort. Son mode solo rompt avec les jeux de tir subjectif classique en se focalisant sur des affrontements contre des bots dans différents modes de jeu comme les matchs à mort, la capture du drapeau, la domination ou l'assaut.

Après la sortie d’Unreal, les développeurs du jeu commencent à travailler sur une extension destinée à pallier les lacunes de ce dernier en mode multijoueur. Devant l'ampleur du projet et les améliorations alors apportées au moteur du jeu, l'équipe décide finalement d'en faire un jeu à part entière qu'ils baptisent dans un premier temps Unreal: Tournament Edition. Malgré les doutes de la presse spécialisée concernant la capacité d'Epic Games à développer un titre multijoueur capable de concurrencer Quake III Arena, il bénéficie d'une certaine couverture médiatique du fait des débats qui l'opposent à ce dernier. À sa sortie, le jeu est cependant très bien accueilli par les critiques qui estiment qu'il parvient à s’imposer comme un des meilleurs jeux d’un genre pourtant très compétitif. Il rencontre un certain succès commercial avec plus d'un million de copies vendues en moins d'un an.

Après la sortie du jeu, Epic Games se concentre sur la programmation d’une nouvelle génération de moteur graphique qu'ils utilisent pour développer deux suites : Unreal Tournament 2003 et Unreal Tournament 2004. Un troisième volet, baptisé Unreal Tournament 3, est publié en 2007. La série a également été portée sur Xbox avec Unreal Championship dont le premier opus est publié en 2002.

Trame

Unreal Tournament prend place dans un univers de science-fiction futuriste. Dans ce monde, l’augmentation de la violence dans les populations de mineurs à la fin du xxiiie siècle a conduit le gouvernement mondial à légaliser les combats à mort dans lesquels tous les coups sont permis, permettant à la Liandri Mining Corporation d’organiser une série de matchs sanglants. La popularité de ces combats augmente rapidement et les bénéfices qu’ils génèrent ne tardent pas à dépasser ceux des autres branches du groupe. La Liandri décide d’organiser une ligue professionnelle, baptisée The Tournament, réunissant les combattants les plus violents de l’univers connu. Le jeu se déroule en 2341, cinquante ans après la création de ces matchs à mort, le joueur incarnant un combattant sélectionné pour participer au tournoi.

Accueil

Version PC

aperçu du jeu unreal tournament PC
Aperçu du jeu vidéo version PC

À sa sortie, Unreal Tournament est très bien reçu par la presse spécialisée, les sites Metacritic et GameRankings lui attribuant des scores de 92 % et 93 %, qui met notamment en avant les améliorations apportées au système de jeu et au mode multijoueur par rapport à Unreal.

Au niveau technique, les critiques notent que ce nouvel opus utilise le même moteur graphique que son prédécesseur et qu'il n'est donc pas aussi impressionnant que ce dernier. D'après celles-ci, le jeu reste néanmoins très réussi graphiquement, que ce soit au niveau des modèles, des textures, de l'apparence des personnages ou des effets visuels. Son moteur graphique est souvent comparé à celui de Quake III Arena que la presse considère généralement comme plus performant. D'après certains testeurs, il n'a cependant pas à rougir de la comparaison et il lui est même supérieur dans certains domaines. Les effets sonores sont également décrits comme excellents et comme contribuant autant, voire plus, que les graphismes à l'immersion du joueur dans les combats, notamment grâce aux voix rappelant Mortal Kombat qui annoncent les hauts faits réalisés par le joueur. Le test de GameSpot ajoute à ce sujet que les musiques contribuent à l'atmosphère du jeu sans pour autant éclipser les sons qu'il est crucial d'entendre. L’interface graphique est également décrite comme une réussite voire un modèle du genre.

Au niveau de son mode solo, la presse note que Unreal Tournament rompt avec les modes scénario classiques et qu'il se focalise sur des affrontements contre des bots dans différents modes de jeu. La campagne est ainsi décrite comme un entrainement permettant de se préparer progressivement au jeu en réseau, notamment grâce à d'excellents tutoriels. La plupart des critiques considèrent que le point fort du mode solo réside dans les progrès considérables de l'intelligence artificielle des bots qui est décrite comme excellente et d'un niveau jamais vu dans un jeu de ce genre. D'après celles-ci, ces bots ont en effet un comportement presque humain et sont capables de jouer correctement aux différents modes de jeu.

La presse souligne également la diversité et la qualité des modes de jeu disponibles. Si le match à mort et la capture du drapeau sont considérés comme bien réalisés mais classiques, certains modes sont jugés plus originaux. C'est le cas notamment du mode assaut qui est généralement décrit comme le plus intéressant. Les testeurs mettent également en avant le système de « mutators » qui rend le gameplay encore plus diversifié. Les cartes du jeu ne sont pas en reste : celles-ci sont en effet décrites comme d’excellente qualité, aussi bien au niveau de la jouabilité que de l’esthétique. La grande variété des cartes est également soulignée, les critiques expliquant qu’il y en a pour tous les goûts, aussi bien en matière d’ambiance que d’architecture. Certains journalistes regrettent néanmoins le manque de cartes pour certains modes de jeu (notamment pour le mode assaut). Au sujet des armes, les journalistes notent qu’Epic Games a bien pris en compte les reproches des joueurs. Les armes sont généralement décrites comme excellentes, voire fantastiques, et bien équilibrées, chacune d’entre elles étant utile. Certains journalistes ajoutent cependant qu’elles peuvent se révéler difficiles à maîtriser ou qu’elles manquent de percutant. Comme pour les armes, la presse met en avant les améliorations apportées au mode multijoueur par rapport à celui d’Unreal. La jouabilité sur Internet est ainsi placée au niveau de celle de Quake II du fait de la performance de son moteur réseau qui est décrit comme « impeccable ». Le gameplay en multijoueur est lui aussi jugé très réussi grâce à la qualité des armes et la grande variété des modes de jeux et des cartes disponibles.

En conclusion, la plupart des tests considèrent Unreal Tournament comme une grande réussite aussi bien dans le domaine technique qu’au niveau de son système de jeu. Ils jugent ainsi que le jeu parvient à s’imposer comme un des meilleurs jeux d’un genre pourtant très compétitif, certains journalistes estimant qu’il pourrait bien être meilleur que Quake III Arena.

Version Playstation 2

aperçu du jeu unreal tournament version PlayStation 2
Aperçu du jeu vidéo PlayStation 2

À sa sortie, la version PlayStation 2 d’Unreal Tournament reçoit un accueil plutôt mitigé dans la presse spécialisée, les sites Metacritic et GameRankings lui attribuant des scores de 77 % et 76,6 %. Les critiques la considèrent généralement comme une bonne adaptation d’un excellent jeu PC mais regrettent qu'il ait un peu perdu dans cette conversion, notamment concernant le mode multijoueur, la console ne permettant pas de jouer sur Internet.

Au niveau technique, la presse spécialisée considère la version PlayStation 2 du jeu comme en dessous de la version PC, les critiques jugeant notamment que les textures sont moins détaillées et que certains effets spéciaux comme la fumée, les éclairages ou les explosions, ne sont pas aussi réussis que dans la version originale. Certains journalistes regrettent également que les performances de la PlayStation 2 ne permettent pas de jouer avec une résolution et un nombre d’images par seconde équivalents à ceux de la version PC, et soulignent par ailleurs que le jeu souffre de quelques ralentissements. Globalement, les graphismes sont cependant jugés positivement, les critiques mettant notamment en avant la qualité des animations des personnages. De leur côté, les effets sonores et la musique sont considérés très réussis et fidèles à ceux de la version originale sur PC.

Enfin, l’interface graphique de la version console est décrite comme simple et intuitive, une critique expliquant qu’elle « ne reprend heureusement pas le modèle Windows du jeu PC ». En matière de gameplay, les critiques sont partagées et se focalisent sur la jouabilité, que ce soit avec une manette de jeu ou au clavier et à la souris. Dans ce domaine, certains journalistes jugent ainsi la jouabilité au niveau des autres jeux de tir sur console et expliquent que grâce aux différentes options proposées, une manette de jeu est suffisante pour profiter pleinement du jeu.

D’autres regrettent au contraire que la manette pose parfois des problèmes pour viser correctement et considèrent donc un clavier et une souris indispensables pour progresser dans le jeu. Au niveau du contenu, la presse spécialisée souligne l’apparition de cartes inédites et juge que le mode solo est aussi réussi que celui de la version PC. Les journalistes mettent également en avant l’apparition d’un nouveau mode de jeu permettant de jouer à quatre en écran divisé. La plupart des critiques regrettent cependant l’absence d’un mode multijoueur sur Internet, qu’ils attribuent aux limitations de la console plutôt qu’au jeu, notant que cela fait perdre au jeu son principal intérêt.

Version Dreamcast

aperçu du jeu unreal tournament version Dreamcast
Aperçu du jeu vidéo Dreamcast

À sa sortie, la version Dreamcast d’Unreal Tournament est très bien reçue par la presse spécialisée, les sites Metacritic et GameRankings lui attribuant des scores de 90 % et 87,8 %. Les critiques la considèrent généralement comme une très bonne adaptation d’un excellent jeu PC et soulignent que, contrairement à la version PlayStation 2 du jeu, celle-ci permet de jouer en réseau sur Internet. Comme pour la version PC, la presse relève l'abondance des modes de jeu disponibles dans cette version et considère donc celle-ci comme supérieure à la version Dreamcast de Quake III.

Au niveau visuel, la presse spécialisée constate que la version Dreamcast du jeu « fait honneur à son homologue sur PC » et que ses graphismes sont plutôt bons, même si certaines critiques les considèrent moins impressionnants que ceux de la version Dreamcast de Quake III. Les performances de cette version sont en revanche jugées supérieures à celle de son rival, malgré quelques ralentissements lors des combats, notamment lors de l’affichage de plusieurs personnages à l’écran. De leur côté, les musiques sont jugées convenables et les effets sonores encore meilleurs, un journaliste estimant qu’ils contribuent fortement à « vous mettre dans l’ambiance ».

Enfin, l’interface graphique de cette version console est décrite comme « sombre, assez austère » et un peu simpliste. Concernant la jouabilité avec une manette, les critiques expliquent qu’Unreal Tournament fait mieux que son rival mais conseillent tout de même d’utiliser un clavier et une souris, viser avec une manette pouvant se révéler frustrant. Au niveau du contenu, la presse spécialisée met de nouveau en avant le mode solo et les nombreux modes de jeux disponibles, qu’ils décrivent comme le principal point fort du jeu par rapport à Quake III, mais regrettent l’absence du mode assaut dont les cartes étaient trop grandes pour être intégrées dans cette version. Les critiques saluent également son « excellent » mode multijoueur en expliquant notamment que, contrairement à la version PlayStation 2 du jeu, il est possible de jouer sur Internet en plus du mode en écran divisé.

Metal Conflict

Description

aperçu du jeu metal conflict
Aperçu du jeu vidéo

Metal Conflict (Metal Fatigue hors de France) est un jeu vidéo de stratégie en temps réel développé par Zono, publié le 31 juillet 2000 par TalonSoft aux États-Unis, et par Psygnosis le 18 mai 2000 en Europe. À sa sortie, le jeu est souvent comparé à Total Annihilation, mais la presse spécialisée note qu'il ne révolutionne pas le genre.

Le jeu se déroule dans un univers de science-fiction dans lequel trois grandes corporations s'affrontent pour s'emparer de technologies extraterrestres. Metal Conflict se distingue néanmoins de Total Annihilation par l'introduction d'unités beaucoup plus puissantes que les unités conventionnelles (des robots géants — correspondants aux mechas chez d'autres auteurs — fabriqués à partir de pièces détachées aux caractéristiques variées) et innove en introduisant un champ de bataille divisé en trois plans (sous-sol, surface, bases en orbite).

Trame

Metal Conflict est un jeu de stratégie en temps réel où le joueur doit gérer ses ressources, développer sa base et créer une armée pour combattre ses adversaires. Le joueur peut contrôler l'une des trois corporations du jeu, chacune disposant de caractéristiques distinctes : la corporation MilAgro se focalise sur l'attaque, RimTech tente d'équilibrer attaque et défense, et Neuropa se concentre sur la technologie et l'infiltration.

Metal Conflict se distingue par l'introduction, en plus d'unités classiques comme des tanks ou des bombardiers, d'unités de robots de combat extrêmement puissants, les « Combots », fabriqués à partir de pièces détachées (torse, jambes, bras gauche et droit) aux caractéristiques diverses. Lors des affrontements, les Combots peuvent perdre des pièces qui peuvent ensuite être récupérées sur le champ de bataille puis réutilisées, ce qui permet à une corporation d'accéder à des technologies exclusives à une autre corporation.

Le jeu innove en divisant le champ de bataille en trois plans : le sous-sol, la surface, et des bases en orbite. Pour passer d'un niveau à l'autre, le joueur peut construire des ascenseurs et des téléporteurs, ou équiper ses Combots de jetpacks pour qu'ils volent jusqu'en orbite (les Combots ne peuvent pas aller dans les sous-sols). Les ressources en énergie proviennent principalement des bases en orbite (énergie solaire) et du sous-sol (pour la lave, plus riche en énergie).

Trois campagnes de 10 missions chacune permettent au joueur d'incarner tour à tour l'un des frères Angelus. Le jeu permet également de jouer contre l'intelligence artificielle ou sur des cartes prévues pour le mode multijoueur.

Système de jeu

Metal Conflict est un jeu de stratégie en temps réel où le joueur doit gérer ses ressources, développer sa base et créer une armée pour combattre ses adversaires. Le joueur peut contrôler l'une des trois corporations du jeu, chacune disposant de caractéristiques distinctes : la corporation MilAgro se focalise sur l'attaque, RimTech tente d'équilibrer attaque et défense, et Neuropa se concentre sur la technologie et l'infiltration.

Metal Conflict se distingue par l'introduction, en plus d'unités classiques comme des tanks ou des bombardiers, d'unités de robots de combat extrêmement puissants, les « Combots », fabriqués à partir de pièces détachées (torse, jambes, bras gauche et droit) aux caractéristiques diverses. Lors des affrontements, les Combots peuvent perdre des pièces qui peuvent ensuite être récupérées sur le champ de bataille puis réutilisées, ce qui permet à une corporation d'accéder à des technologies exclusives à une autre corporation.

Le jeu innove en divisant le champ de bataille en trois plans : le sous-sol, la surface, et des bases en orbite. Pour passer d'un niveau à l'autre, le joueur peut construire des ascenseurs et des téléporteurs, ou équiper ses Combots de jetpacks pour qu'ils volent jusqu'en orbite (les Combots ne peuvent pas aller dans les sous-sols). Les ressources en énergie proviennent principalement des bases en orbite (énergie solaire) et du sous-sol (pour la lave, plus riche en énergie).

Trois campagnes de 10 missions chacune permettent au joueur d'incarner tour à tour l'un des frères Angelus. Le jeu permet également de jouer contre l'intelligence artificielle ou sur des cartes prévues pour le mode multijoueur.

Accueil

Version PC

aperçu du jeu metal conflict PC
Aperçu du jeu vidéo PC


Les critiques ont souvent apprécié Metal Conflict, et notamment la possibilité de combiner les pièces détachées des robots, mais ont considéré certains aspects du jeu comme légèrement inférieurs à ceux de ses rivaux de l'époque :

les graphismes sont souvent perçus comme un peu en retard, et surtout l'intensité de chaque partie peut causer de la frustration ;
par exemple, AllGame conclut sa critique par « Metal Fatigue is truly one of the most complicated RTS games imaginable and will no doubt test the limits of patience for many gamers. If you're into very complex strategy and long hours on the computer, the game promises to make your day »
(c'est-à-dire : « Metal Fatigue est vraiment un STR des plus compliqués et mettra à l'épreuve la patience de nombreux joueurs. Si vous aimez la stratégie complexe et passer des heures devant l'ordinateur, le jeu a de grandes chances de vous satisfaire »).




Doom

Description

aperçu du jeu doom
Aperçu du jeu vidéo

Doom, ou DOOM, est un jeu vidéo de tir en vue à la première personne (en anglais First person shooter ou FPS), développé et édité par la société id Software et publié le 10 décembre 1993.

Doom fait partie des premiers jeux vidéo à utiliser un graphisme en 3D immersive, à avoir un mode jeu multijoueur en réseau, et à avoir permis aux joueurs de créer leurs propres contenus pour le jeu ; tout ceci en fait l’un des titres majeurs à avoir lancé ce type de jeu vidéo en trois dimensions.

Distribué en tant que shareware, Doom a été téléchargé approximativement 10 millions de fois en une année, popularisant ainsi un type de gameplay et engendrant une sous-culture ; signe de son influence sur l’industrie du jeu vidéo, les jeux de tir à la première personne du milieu des années 1990 sont plus connus sous l’appellation de Doom clone ou Doom like. Ses graphismes et sa violence interactive ont aussi fait de Doom le sujet de beaucoup de polémiques, dépassant le milieu du jeu vidéo. Selon GameSpy, Doom a été élu par un panel de professionnels du jeu vidéo comme le meilleur jeu de tous les temps.

La série Doom s'est prolongée avec Doom II: Hell on Earth (1994) et plusieurs extensions, dont The Ultimate Doom (1995), Master Levels for Doom II (1995), et Final Doom (1996). Originellement développé pour DOS sur Compatible PC, le jeu a ensuite été porté sur un grand nombre d’autres plates-formes, comprenant une dizaine de consoles.

La série a perdu de son influence au milieu des années 1990, alors que la technologie de son moteur, le Doom engine, était supplantée, bien que les fans aient continué à créer du contenu, à améliorer des records, ou à modifier le code source — qui a été libéré en 1997. Doom a refait parler de lui en 2004 avec la sortie de Doom 3 et en 2005, avec Doom, le film. Un reboot intitulé Doom, développé en collaboration avec Bethesda Softworks, est sorti en 2016.

Trame

Doom se déroule dans un univers fictif mélangeant des éléments de science-fiction et d’horreur. Le joueur y incarne un "marine" ayant été transféré sur la planète Mars après avoir assailli un officier supérieur lui ayant ordonné de massacrer des civils sans défense. Il est alors forcé de travailler pour l'Union Aerospace Corporation (UAC), un complexe militaro-industriel interplanétaire traitant des déchets radioactifs, mais que l'armée utilise également pour mener des expériences secrètes sur la téléportation entre Mars et ses deux lunes, Phobos et Deimos.

Peu avant le début du jeu, les expériences menées par l'armée provoquent l'ouverture d'un portail interdimensionnel avec l'enfer, permettant à une horde de créatures démoniaques d'envahir Phobos. Peu de temps après, Deimos disparaît des radars avant qu'une équipe, incluant le Space Marine qu'incarne le joueur, ne soit envoyée sur Phobos pour secourir les survivants. L’équipe infiltre alors la base se trouvant sur Phobos, le Space Marine couvrant leurs arrières, mais celle-ci ne tarde pas à être décimée.

Système de jeu

Doom est un jeu de tir à la première personne reprenant les concepts introduits par id Software dans Wolfenstein 3D. Comme dans celui-ci, le joueur évolue dans des environnements en trois dimensions qu’il peut observer en vue subjective ou en vue à la troisième personne. L'objectif du joueur est de traverser trois séries de niveaux, chaque niveau du jeu étant peuplé de créatures hostiles que le joueur doit combattre, à l’aide d’armes qu’il récupère au fur et à mesure de sa progression, pour pouvoir avancer et en atteindre la sortie.

Accueil

Version PC

aperçu du jeu doom PC
Aperçu du jeu vidéo PC

Doom est livré le 10 décembre 1993 à midi sur plusieurs sites de téléchargement ; cette date est parfois surnommée par les anglophones Doomsday (littéralement : « le jour du Jugement dernier »). Tous les aficionados de Wolfenstein 3D attendaient avec impatience le nouveau jeu ; Doom est pour beaucoup une véritable révolution et, d’après le journaliste Daniel Ichbiah, l’une des raisons de la baisse de la productivité constatée dans les entreprises et les universités américaines lors de l’année 1994. Un utilitaire spécial de « désinfection », permettant d’éradiquer le jeu, fut même créé pour empêcher que trop de personnes ne jouent à Doom sur des postes informatiques normalement réservés à des tâches plus sérieuses.

De 1993 à 1996, les ventes globales de Doom dépassent les 2 millions d’exemplaires, et si l’on ajoute les copies diffusées en shareware, le nombre des utilisateurs pour la même période s’élève à près de 30 millions, ce qui a fait de Doom, l’un des jeux sur ordinateur les plus populaires de tous les temps, au même titre que Tetris[réf. souhaitée]. Cet état de fait avait en son temps été grandement favorisé par la décision d'id Software, faisant le choix de diffuser son jeu gratuitement sur Internet sans rien demander aux utilisateurs, ayant même autorisé les copies. En fait, seul le premier des trois épisodes était en diffusion gratuite (shareware), le joueur pouvant acquérir la version complète du jeu pour une somme relativement modique.

Dès la première année, 140 000 exemplaires sont acquis de cette façon, pour un chiffre d’affaires global en 1994 de 7,7 millions de dollars. L’absence d’intermédiaires entre le producteur et les consommateurs a généré un profit record à 85 % du chiffre d’affaires, alors que dans l’industrie du jeu vidéo, il se situe généralement plutôt à 15 %. Ce nouveau modèle de vente, très anticonformiste, servit de référence pour l’ère du commerce électronique, en montrant qu’une petite startup pouvait concurrencer les entreprises établies. Ce système fut souvent copié, en particulier par Netscape pour son logiciel de navigation sur Internet.

id Software réussit à transformer des centaines de milliers de joueurs occasionnels en zélateurs enthousiastes et à faire de Doom un phénomène sans précédent : les internautes s'approprient le jeu et partout dans le monde des joueurs développent de nouveaux décors ; d’autres démontent même le code du logiciel pour créer des outils permettant de le faire évoluer, donnant naissance à des centaines d’extensions et engendrant une sorte d’« auto-évolution »[pas clair]. En décembre 1997, id Software suit le mouvement, en publiant de manière officielle les spécifications de Doom. Ces extensions multiplient l’intérêt du jeu et amplifient le phénomène, en permettant aux joueurs ayant terminé le jeu officiel de récupérer des centaines d’autres niveaux disponibles sur Internet. Cette ouverture au monde des internautes a protégé Doom des nombreux jeux qui tentaient de reproduire son succès en copiant son concept ; lorsqu'en 1996, id Software sort son nouveau jeu Quake, le succès est immédiat.

Quake

Description

aperçu du jeu quake
Aperçu du jeu vidéo

Quake est un jeu vidéo de tir à la première personne (FPS) développé par id Software et publié en version shareware le 22 juin 1996 puis en version commerciale par GT Interactive le 22 juillet 1996.

Quake s’inscrit dans la lignée des précédents titres d’id Software — Wolfenstein 3D, Doom et Doom II — dont il se distingue grâce à un moteur 3D permettant d’afficher la totalité des éléments du jeu en trois dimensions. Le jeu se déroule dans un futur proche dans lequel des chercheurs ont réussi à développer un prototype permettant la téléportation. Celui-ci est cependant corrompu par un démon appelé Quake qui projette de l'utiliser pour envahir la Terre. Le joueur incarne le seul survivant d’une équipe envoyée par le gouvernement à travers le portail pour éliminer cette menace. Il doit traverser quatre dimensions, chacune étant peuplée de nombreuses créatures hostiles qu’il peut combattre à l'aide des armes et des bonus trouvés au fur et à mesure de son avancée dans le jeu.

Quake connaît dès sa sortie un important succès critique et commercial, la presse le décrit alors comme la nouvelle référence du genre. Si ses prédécesseurs Wolfenstein 3D et Doom sont considérés comme des jeux révolutionnaires ayant défini le genre, l’influence de Quake, qui représente le sommet de la technologie d’id Software, est encore plus importante. Celui-ci définit de nouveaux standards en matière de gameplay, de technologie, de modèle économique, de personnalisation et de communauté, permettant d'attirer encore plus de joueurs que ses prédécesseurs. En plus d'un moteur 3D, le jeu introduit un certain nombre d’innovations techniques ayant permis des améliorations significatives aussi bien au niveau des graphismes que du jeu en réseau. La performance de son code réseau et la simplicité d'utilisation de son mode multijoueur contribuent à l’émergence des LAN et fédèrent une communauté qui, grâce aux outils de développement mis à disposition par id Software, participe à l'amélioration du jeu en développant de nombreuses modifications comme Rocket Arena, Capture the Flag ou Team Fortress. À la suite de la mise sous licence de son moteur de jeu, l'id Tech 2, Quake permet également la création d'une génération de jeu, comprenant Hexen II ou Half-Life, utilisant le moteur d'id Software.

Après sa sortie, le jeu fait l'objet de nombreuses corrections améliorant son code réseau tout en permettant de bénéficier de l'accélération 3D des cartes graphiques. Il est également porté sur de nombreuses plates-formes dont les ordinateurs Macintosh et Amiga, ainsi que les consoles Saturn et Nintendo 64. Le titre fait l'objet de deux extensions officielles, Scourge of Armagon et Dissolution of Eternity, ainsi que de nombreuses extensions commerciales non officielles. Surfant sur le succès de Quake et de ses prédécesseurs, id Software améliore peu à peu son moteur de jeu, l’id Tech 2, tout en développant une première suite, baptisée Quake II, qui est publiée en 1997. Le studio développe ensuite un nouveau moteur de jeu, l’id Tech 3, dont sont démontrées les performances avec Quake III Arena qui sort fin 1999. Contrairement à ses prédécesseurs, celui-ci se focalise sur le multijoueur, son mode solo se résumant à des affrontements contre des bots.

Trame

Quake prend place dans un monde où le gouvernement, après plusieurs années de recherche et développement, développe un prototype rendant possible la téléportation. Celui-ci est cependant corrompu par un ennemi, connu sous le nom de code Quake, qui utilise le prototype pour envoyer ses créatures cauchemardesques dans la dimension des humains, préparant ainsi une possible invasion de la Terre. Le gouvernement envoie alors une équipe de combattants à travers le portail afin d’éliminer cette menace. Le joueur incarne un soldat anonyme, seul survivant de l’opération. À partir d’une base encore sécurisée, celui-ci peut accéder, via des portails magiques, à quatre dimensions contrôlées par l’ennemi : la Dimension des Damnés, le Royaume de la Magie Noire, les Enfers et l’Ancien Monde. Chaque dimension permet au joueur d’acquérir une des quatre runes magiques de Shub-Niggurath, le lieutenant de Quake chargé d’envahir la Terre. Réunir les quatre runes permet d’accéder à la dimension où se cache le démon.

Système de jeu

Quake est un jeu de tir à la première personne reprenant les concepts introduits par id Software dans Wolfenstein 3D et réutilisés dans Doom puis Doom II. Comme dans ceux-ci, le joueur évolue dans des environnements en trois dimensions qu’il observe en vue à la première personne et qu'il doit traverser sans que son personnage ne meure. Chaque niveau du jeu est en effet peuplé de créatures hostiles que le joueur est amené à combattre – à l’aide d’armes qu’il récupère au fur et à mesure de sa progression – pour pouvoir avancer et en atteindre la sortie.

Bien que le concept du jeu reste très similaire à celui de Doom, son système de jeu se distingue de celui de ses prédécesseurs par le fait que l’ensemble des environnements et des éléments du jeu soient réellement en trois dimensions, permettant au joueur de les observer sous n’importe quel angle. Le joueur peut ainsi viser vers le haut ou le bas alors que dans Doom, l’action se déroule uniquement sur un plan horizontal. Le remplacement des sprites représentant les monstres par des modèles en trois dimensions modifie également le système de jeu en permettant par exemple au joueur d’attaquer un monstre par l'arrière.

Accueil

Version PC

Bénéficiant du succès de ses prédécesseurs Doom et Doom II, la version PC de Quake connaît dès sa sortie un important succès critique et commercial. Le site GameSpot le qualifie par exemple de « chef-d'œuvre » et les sites GameRankings et Metacritic lui attribuent des scores de plus de 90 %. À sa sortie, le jeu reçoit d’abord des éloges pour son moteur graphique permettant d’afficher la totalité des éléments du jeu en trois dimensions ; la qualité et le réalisme des animations en temps réel est également mis en avant.

Le résultat est décrit comme étant « incroyable », les critiques notant que cette évolution introduit une dimension inédite dans un jeu de tir à la première personne permettant d’améliorer considérablement le gameplay. D'après les critiques, la qualité des effets sonores et des musiques n’a rien à envier à la qualité des graphismes et contribuent à renforcer l’ambiance sombre et sinistre du jeu. La bande originale, composée par Trent Reznor, est souvent mise en avant par les testeurs qui n’hésitent pas à la décrire comme une des meilleures jamais composées pour un jeu vidéo sur ordinateur. Si la plupart des critiques décrivent le principe du jeu comme étant similaire à celui de ses prédécesseurs, les testeurs s’accordent pour dire que les innovations apportées par le moteur graphique développé par id Software apportent une profondeur inédite au système de jeu. Le test de GameSpot note ainsi que l’environnement en « vrai trois dimensions » permet au joueur d’attaquer, ou d’être attaqué, dans n’importe quelle direction, ce qui l'oblige à adopter de nouvelles stratégies.

D'après les critiques, le moteur 3D permet également aux développeurs de créer des niveaux plus complexes et plus intéressants que dans n’importe quel autre jeu de tir à la première personne. Outre l’aspect graphique, le mode multijoueur est décrit comme le point fort du jeu. Le site Game Revolution considère ainsi que Quake surpasse la concurrence en ce qui concerne le jeu en réseau et note que celui-ci fonctionne très bien même sur Internet. Certaines critiques saluent également la qualité des cartes dédiées au mode multijoueur en précisant que celles-ci ont été construites pour récompenser l’habileté des joueurs plutôt que la chance.


Retour à l'accueil