montage photographique de Fahrenheit 451 montage photographique de Fahrenheit 451 montage photographique de Fahrenheit 451

Fahrenheit 451, un roman de Ray Bradbury

Mais qui est Ray Bradbury ?

portrait de Ray Bradbury
Portrait de l'écrivain

Raymond Douglas Bradbury est né le 22 août 1920 et est décédé le 5 juin 2012. C'est un écrivain américain, il est considéré comme une référence dans le genre de l'anticipation. Il est principalement connu pour son oeuvre Fahrenheit 451, roman dystopique publié en 1953.

Pendant toute sa jeunesse il lit et écrit. Radbury passe beaucoup de temps dans les bibliothèques. Il attribue son habitude d’écrire quotidiennement au jour où en 1932 un amuseur de foire, M. Electroteck, l’a touché avec une lame électrifiée, faisant se dresser ses cheveux sur la tête, en criant « Vis pour toujours ! ».
Il publie sa toute première nouvelle de science-fiction lorsqu'il est âgé de 17 ans, intitulée Script.

Les années 50 lui amènent le succès. C'est un période prolifique pour lui, où il publie de nombreux ouvrages :

Il écrit aussi le scénario du film Moby Dick du réalisateur John Huston en 1953.
L'auteur a aussi écrit quelques pièces de théâtre, notamment dans les années 70.
Réputé pour son franc-parler, il en use jusqu’à la fin de sa vie, s’exprimant sur la nécessité de réformer le mode de gouvernement, ou soutenant la grève des auteurs d’Hollywood.

Ray Bradbury a désormais un prix à son nom. Ce dernier est remis par le regroupement d'auteurs de science-fiction Science Fiction and Fantasy Writers of America afin de souligner l'importance et l'excellence d'une oeuvre dramatique. Et ce, qu'elle soit présentée au cinéma, à la télévision, à la radio, au théâtre ou encore sur internet.

Quelle est l'histoire du roman ?

couverture du roman Fahrenheit 451
Couverture du roman Fahrenheit 451

Première partie : Le foyer et la salamandre

Dans la nuit, le pompier Guy Montag marche sur la route pour rentrer chez lui. Il rencontre une jeune fille de 17 ans, Clarisse, qui habite dans une maison voisine à la sienne avec son père et son oncle. Celle-ci est différente des gens qu'il cottoie habituellement : elle observe son environnement, elle réfléchit. Ils discutent ensemble quelques minutes ou plutôt elle lui pose quelques questions qu'il trouve surprenantes. Elle lui demande notamment s'il est heureux et elle s'en va avant qu'il n'ait le temps de répondre. Arrivé chez lui, il trouve sa femme Mildred étendue sur le lit sans connaissance et à ses pieds gît un petit flacon de cristal vide : elle vient d'absorber son contenu, une trentaine de somnifères. Il appelle les secours qui la sauvent à l'aide de deux appareils ( ils ne sont même pas médecins). Ils vident son estomac et remplace son sang par du sang neuf.
Le lendemain, elle ne se souvient plus de rien. On apprend qu'elle écrit un scénario.

A ce moment du récit, on a quelques informations sur la société dans laquelle les personnages évoluent:

Plus tard, de nuit, on retrouve Guy Montag dans la caserne où il travaille. Alors qu'il sort, il s'approche du limier électronique, animal-robot chargé de monter la garde. Il réalise que ce limier ne l'aime pas. Il se demande si c'est lié à ce qu'il cache chez lui. Il parle de l'attitude du robot à un de ses collègues, le capitaine Beatty, qui lui dit que c'est impossible. A la fin de leur conversation, le capitaine demande à Montag s'il n'a pas la conscience tranquille... Montag croise régulièrement Clarisse dans la rue. Il parle avec elle. Il lui dit qu'elle semble être différente des autres. A l'école, on lui dit qu'elle n'est pas sociable. Elle explique qu'elle aime observer et écouter les gens. Elle constate qu'ils n'ont pas de conversation. Elle parle souvent de son oncle, celui-ci lui décrit souvent comment était le passé (les enfants ne s'entretuaient pas, par exemple).

Depuis quatre jours, Montag ne voit plus Clarisse. Lorsqu'il en parle avec sa femme, cette dernière lui dit qu'elle pense qu'elle est morte, qu'elle a eu un accident. Il réfléchit à leur couple et réalise qu'il n'y a pas d'amour entre eux. Ni l'un ni l'autre ne se souviennent de l'endroit où ils se sont rencontrés dix ans plus tôt. Un peu à la traîne, Montag repart en mission. Son équipe se rend dans une maison qui contient des livres. La main de Montag en vole un. La femme qui y habite refuse de quitter les lieux et meurt brûlée avec ses livres. Montag est choqué par cette situation, en parle à sa femme qui ne comprend pas sa réaction. En même temps, il cache le livre qu'il a dérobé sous son oreiller. Le lendemain, il refuse d'aller travailler, il déclare qu'il est malade. Le capitaine des pompiers arrive chez lui et lui explique ce que les livres représentent dans la société : ils nivellent les gens par le bas car leur contenu est devenu plat et sant intérêt au moment où on les interdit; de plus, ils sont facteurs d'inégalités sociales. Pendant ce temps, Mildred découvre le livre caché sous l'oreiller par Montag, mais elle ne peut le dénoncer.
Le capitaine quiitte leur maison en demandant à Montag de revenir travailler. Le pompier reste seul avec sa femme et exprime son envie de changer les choses. Elle reste résignée. Subitement il se dirige vers la porte : au-dessus de celle-ci se trouve une cachette dont il extrait des livres. Sa femme lui demande de les brûler et perd son sang froid. Il la neutralise, elle se calme. Ils entendent le capitaine revenir puis s'éloigner.

Cette partie se termine alors qu'il vient de lire l'extrait d'un livre. Mildred trouve que son texte "ne veut rien dire du tout". Il lui demande d'attendre : " On va recommencer depuis le début".

Deuxième partie : Le tamis et le sable

Montag et Mildred continuent de lire. Peu à peu Mildred se désintéresse des livres et se tourne de nouveau vers les écrans. Montag décide d'aller voir Faber, un professeur d'anglais retraité, qu'il a rencontré quelques années plus tôt. Il pense qu'il l'aidera à comprendre les livres. L'homme est tout d'abord surpris et inquiet de cette visite puis il accepte de laisser Montag entrer chez lui. Il lui donne alors les trois éléments qui expliquent selon lui la disparition des livres dans leur société:

Après avoir entendu cela, Montag décide de sauver les livres. Il propose d'en réimprimer quelques-uns. Faber refuse d'abord puis accepte sous la menace (Montag s'est mis à déchirer les pages de la Bible une à une). Il lui donne ensuite un "coquillage" qu'il a fabriqué et qui est un radio-émetteur que Montag se glisse dans l'oreille pour rester en contact avec le veillard. Ce dernier pourra ainsi le guider et l'aider à parler avec le capitaine des pompiers.
Dehors, la guerre semble imminente.
Rentré chez lui, Montag assiste à une conversation qui a lieu entre sa femme et deux amies à elles. Elles parlent des enfants, de politique. Il est excédé et sort un livre. Mildred est horrifiée et justifie la présence de l'objet en disant que les pompiers ont droit d'en rapporter un chez eux une fois par an. Il se met à lire un texte poétique. Une des femmes, Mme Phelps, commence à pleurer.

Les femmes s'en vont. Il reste seul.
Montag se rend à la caserne. Dans l'oreillette, Fader lui demande d'être compréhensif et patient. Le capitaine Beatty lui parle longuement de la lecture et des livres. Il lui fait comprendre qu'il sait que Montag est attiré par les livres et essaie de l'en dissuder en énonçant des citations pour illustrer sa démonstration. Il lui raconte aussi un de ses rêves dans lequel Montag était présent. Le pompier est très affecté par ces propos. L'alerte retentit et les hommes montent dans la salamandre accomplir leur mission. Arrivé à destination, Montag se rend compte que le véhicule vient de s'arrêter devant chez lui.

Troisième partie : L'éclat de la flamme

Beatty demande à Montag de brûler lui-même sa maison. Mildred quitte les lieux et prend la route à toute allure. C'est elle qui a dénoncé son mari ( de toute façon ses amies l'avaient déjà fait auparavant). Lorsque la maison est réduite en cendres, Montag est abasourdi. Le coquillage émetteur tombe de son oreille. Beatty déclare qu'il va arrêter l'homme qui communique avec lui. Montag dirige alors la lance à incendie vers le capitaine des pompiers et l'enflamme. Il assome ensuite les deux autres pompiers. Le limier l'attaque et a le temps de la piquer avec sa seringue à la jambe avant d'être détruit par les flammes de Montag.

Sa jambe le fait souffrir mais après avoir récupére quatre livres cachés dans les buissons. Montag prend la fuite. Il entend qu'un avis de recherche le concernant a été lancé.
La guerre est déclarée.

Montag manque de se faire écraser en traversant la route. Il se rend ensuite chez un de ses anciens collègues pompier chez qui il cache des livres. Il le dénonce ensuite et la salamandre arrive pour remplir sa mission destructrice.
Puis Montag va voir Faber. Il lui laisse de l'argent. Ils apprennent qu'un limier-robot infaillible est à la recherche du fugitif. Il prend la fuite;
Traqué, il saute dans l'eau du fleuve et se laisse dériver. Il arrive sur une berge où quelques hommes sont regroupéss autour d'un feu de camp. Ce sont des marginaux qui vivent à l'écart des villes. Ils ont la capacité de retenir par coeur le contenu d'un livre à paritr du moment où ils l'ont lu une fois. Ils sont ainsi les garants des contenus des oeuvres. Ils disent être des "couvertures de livres".

Au loin, ils assistent à la destruction de la ville par un bombardement. Ils prennent la route vers le nord, ayant pris conscience de l'importance du devoir de mémoire pour les hommes et allant vers les autres pour les aider. Montag marche en tête.

Et à propos du roman ?

couverture des chroniques martiennes de Bradbury
Couverture des Chroniques martiennes

Le roman Fahrenheit 451 est une dystopie de Ray Bradbury. Il a été publié en 1953. L'oeuvre a été récompensée du prix Hugo en 1954.
Le titre fait référence au point d'auto-inflammation du papier, et ce, en Fahrenheit. La température équivaut à 232,8°C.

C'est dans les années 20 à 50 que l'on voit se développer la science-fiction. Dans les années 50 apparaissent les grands auteurs comme Phillip K. Dick, Isaac Asimov ou encore Ray Bradbury.
Ce dernier se démarque toutefois des autres. En effet, il a un style plus poétique et une vision pessimiste de la société contemporaine.

En outre, Bradbury rejette le titre d'écrivain de science-fiction : « Avant tout, je n'écris pas de science-fiction. J'ai écrit seulement un livre de science-fiction et c'est Fahrenheit 451, fondé sur la réalité. La science-fiction est une description de la réalité. La Fantasy est une description de l'irréel. Donc Les Chroniques martiennes ne sont pas de la science-fiction, c'est de la fantasy. »

L'auteur aborde dans son roman divers thèmes. La société apocalyptique en est un des plus criants. En effet, on y voit une société qui est déshumanisée, où l'amour n'existe plus, il n'y a plus sa place - Montag et sa femme ne se rapelle même plus de leur rencontre-. L'intelligence a aussi disparu - les gens se contentant d'avoir la même opinion que celle officielle-, ainsi que la communication - "Les gens ne parlent de rien".
Le culte de la violence, au nom du bonheur, est en place. On se demande donc si la société décrite dans Fahrenheit 451 n'est pas redevenue primitive.

Bradbury croit en une vision humaniste de l'homme ainsi que du monde. En effet, il pense qu'il faut garder espoir car une société comme il décrit dans son oeuvre n'est pas viable. Pour lui, le bonheur est de jouir des petites joies prodiguées par la nature et non par les bonheurs artificiels.


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