Blade Runner 2049

Le synopsis

affiche Blade Runner 2049
Affiche du film

En 2049, des humanoïdes issus du génie biologique, appelés réplicants, ont été intégrés dans la société pour assurer la survie de l'humanité. K, l'un des plus récents modèles conçus pour obéir, travaille comme blade runner au LAPD. Sa mission consiste surtout à pourchasser et éliminer les anciens modèles délinquants.

Dans une ferme, il élimine un ancien modèle et découvre par hasard une boîte enterrée au pied d'un arbre. L'analyse médico-légale révèle que ce sont les restes d'un réplicant femelle mort à la suite des complications d'une césarienne pratiquée dans l'urgence. K se rend au quartier général du LAPD, où il subit avec succès un test validant ses caractéristiques de réplicant. Sa supérieure, le lieutenant Joshi, lui ordonne de détruire toute trace pouvant mener à cette découverte, y compris l'enfant né à la suite de la procédure médicale. Joshi croit que cette information pourrait mener à une guerre entre les humains et les réplicants dotés d'une certaine autonomie.

K, troublé par cet ordre, se rend au bureau-chef de la société fabricant les réplicants, où son dirigeant Niander Wallace identifie le corps comme celui de Rachel, un prototype de réplicant ayant vécu 30 ans plus tôt. K apprend que Rachel et un ancien blade runner, Rick Deckard, ont eu une liaison amoureuse. Croyant que la reproduction entre réplicants peut augmenter la productivité de sa société, Wallace ordonne à Luv, un réplicant femelle doté de facultés de combat supérieures, de récupérer les restes de Rachel au LAPD et de suivre K dans le but de s'emparer de l'enfant. Wallace espère utiliser l'enfant pour mettre au point la reproduction des réplicants et étendre ses opérations dans les colonies spatiales.

De retour à la ferme, K met au jour une date cachée qui fait remonter chez lui le souvenir d'un petit cheval de bois qu'il aurait caché enfant dans une fonderie. Plus tard, dans un immense dépotoir de Los Angeles, il combat des delinquants. Luv bombarde la zone, le sauvant, puis il découvre le petit cheval de bois dans les ruines de la fonderie proche d'un orphelinat, ce qui lui laisse croire que ses souvenirs sont réels, alors que les souvenirs des réplicants sont implantés et donc faux. Pendant qu'il parcourt les enregistrements de naissance de cette année, K découvre que des jumeaux hétérozygotes sont nés ce jour-là, mais seul le garçon a survécu, ce qui le conforte dans sa croyance. Il se rend ensuite chez le Dr Ana Stelline, un ingénieur mémoriel qui vit dans une bulle stérile, qui lui rappelle qu'il est illégal d'implanter des mémoires humaines chez les réplicants, mais elle identifie le souvenir de K comme réel, ce qui l'amène à conclure qu'il pourrait être le fils de Rachel. De retour au quartier général du LAPD, il échoue au test de validation et K est suspendu par Joshi. K annonce qu'il a échoué au test parce qu'il a réussi la mission : l'enfant est mort. Joshi, sachant que K sera pourchassé, lui donne 48 heures pour disparaître avant qu'elle ne le déclare déviant.

K, impassible, fait analyser le petit cheval de bois. Il apprend qu'il comporte un motif de radiations qui ne se trouve que dans les ruines de Las Vegas. Se rendant sur place, il s'introduit dans un bâtiment, où il découvre Deckard vivant reclus dans un casino abandonné qu'il a piégé. L'ancien blade runner révèle qu'il a modifié les enregistrements de naissance pour brouiller les pistes et a laissé Rachel enceinte auprès de réplicants libres, sachant qu'elle y serait en sécurité. De son côté, après avoir tué Joshi, Luv se rend à Las Vegas, où elle s'empare de Deckard avec des hommes de main. Croyant K mort à cause de graves blessures, elle se rend au bureau-chef de la société Wallace. Sauvé par des réplicants libres, K apprend de Freysa, leur chef, que Rachel a donné naissance à une fille. K déduit qu'Ana Stelline est la fille de Deckard, puisqu'elle peut créer et implanter des souvenirs chez les réplicants. Freysa insiste auprès de K pour qu'il empêche à tout prix Wallace de découvrir le secret de la reproduction chez les réplicants, y compris tuer Deckard.

Au bureau-chef, Wallace déclare à Deckard que Tyrell a créé artificiellement les sentiments de Rachel dans le but de vérifier si un réplicant femelle peut porter un enfant. Même s'il lui présente une copie parfaite de Rachel, Deckard refuse de coopérer avec Wallace. Luv amène ensuite Deckard sur l'une des stations spatiales où elle aura le loisir de le torturer pour obtenir des informations. K abat les vaisseaux d'escorte, puis tue Luv au terme d'un long combat. Par la suite, il fait croire à la mort de Deckard pour le protéger à la fois de Wallace et des réplicants, puis l'amène voir Ana Stelline. Avant que Deckard n'entre dans le bâtiment pour rencontrer sa fille, K se plaint que ses meilleurs souvenirs appartiennent à Stelline. Blessé après son combat contre Luv, il s'étend sur les marches à l'entrée tout en regardant la neige tomber et succombe à ses blessures.

L'accueil des critiques

Dans les pays anglo-saxons, le film recueille des critiques globalement favorables. Sur le site Rotten Tomatoes, il obtient un pourcentage de 88% de critiques favorables, avec une note moyenne de 8,2/10 sur la base de 294 critiques collectées. Sur Metacritic, il atteint le score de 81/100 sur la base de 51 critiques collectées.

En France, l'accueil critique est positif : le site Allociné recense une moyenne des critiques presse de 3,8/5, et des critiques spectateurs à 3,8/549.

Pour Jacques Morice de Télérama, « C'est le défi un peu fou de ce Blade Runner 2049 : aller totalement à contre-courant des blockbusters actuels, de leur montage effréné et de leurs effets spectaculaires, en privilégiant le plan-séquence et la profondeur de champ. On est immergé, enraciné dans ce futur, de manière lente, hypnotique. Certaines zones post-apocalyptiques et la quête de l'officier K (allusion au Joseph K. du Procès de Kafka ?) font penser à Stalker, de Tarkovski. [...] Le périple agrège anticipation et archéologie — y compris cinématographique, Villeneuve glissant lui-même des hommages à des maîtres, de Stanley Kubrick au Fritz Lang de Metropolis. ».

Pour Thomas Sotinel du Monde, « (Denis Villeneuve) a produit un film cauchemardesque et magnifique, immersion toxique et exquise dans un univers qui distille les résultats cataclysmiques des choix malheureux de l’humanité. ».

Pour Olivier Lamm de Libération, « Blade Runner 2049 n'est ni plus ni moins qu’un énième sequel d'exploitation qui photocopie et étire en dépit du bon sens les beaux mystères du film de Ridley Scott et du court roman de Philip K. Dick qu’il adaptait, incapable de trouver une raison valide ou un endroit original où exister. [...] Que nous montre, que nous raconte cette science-fiction si lisse, si scrupuleusement dessinée ? Précisément, rien de suffisamment consistant pour provoquer l'effroi ni le vertige, encore moins l'émotion. »

Les clins d'oeil

De nombreuses références au film Blade Runner sont présentes dans le film de 2017. En effet, de nouveau, de nombreuses publicités sont visibles dans le film pour les mêmes entreprises qu'à l'époque (Atari, The Coca-Cola Company, Pan Am etc.) malgré parfois leur disparition dans le monde réel. La marque Peugeot est-elle aussi mise en avant, par exemple, comme constructeur fictif de spinners.

Des scènes particulières du film font aussi clairement des parallèles à l'ancien film, à l'instar de la mort de K qui rappelle la mort de Roy Batty, un combat final sous la pluie, les scènes des premiers « retraits » de réplicants, la proximité entre les personnages de Mariette et de Pris, ou encore les références aux yeux (le gros plan sur l'iris d'un œil et les numéros de séries sur cet organe). L'arme utilisée par les blade runners est aussi volontairement la même dans les deux films.

Des références à la littérature sont également faites, par exemple à Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? de Philip K. Dick par l'intermédiaire d'un origami de Gaff en forme de mouton, ou à Feu pâle de Vladimir Nabokov dont un extrait est récité par K lors de ses tests post-traumatique. Le nom de l'officier K est peut-être également une référence au Joseph K du Procès de Franz Kafka.

La marque d'un piano, C. Bechstein, est elle une référence à une ancienne affiche publicitaire des années 1920 qui rappelle la décoration de l'hôtel et les couleurs orangées et jaune du Las Vegas pollué.

Enfin, dans le bâtiment de la Wallace Corp., un réplicant rappelant les traits d'un « ingénieur » de l'univers d'Alien dont Ridley Scott a réalisé plusieurs films comme Alien, le huitième passager (1979), Prometheus (2012) et Alien: Covenant (2017). Une lettre dans Prometheus faisait déjà allusion à une entreprise créant des réplicants, la Tyrell Corporation ou la Wallace Corporation.



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