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Les actus de la SF

Cinéma

Matthew Vaughn se lance dans la science-fiction

portrait de M.Vaughn

Le réalisateur de Kingsman Matthew Vaughn pourrait produire et réaliser un film de science-fiction, intitulé Courage.

Tout juste auréolé du succès de Kingsman, Matthew Vaughn s'attelle aujourd'hui à un tout nouveau projet, un film de science-fiction intitulé Courage. Ecrit par Karl Gaidusek, l'un des producteurs de Stranger Things, Courage est décrit comme "un drame épique, dans la veine de Inception et Edge of Tomorrow."

Matthew Vaughn devrait donc produire le long métrage, qu'il envisage également de réaliser. Emploi du temps chargé pour le papa de Kick-Ass qui a notamment dans ses cartons l'adaptation de Je suis Pilgrim mais aussi un Man of Steel 2 en cours de négociation et, pourquoi pas, un Kingsman 3 ? Lors de sa tournée promotionnelle pour le second opus, Vaughn a en effet évoqué une suite en cas de succès. Affaire(s) à suivre donc.

Jeux vidéo

CES 2018 : La Game Boy fait son grand retour

Game Boy 1990

C'est l'invitée surprise au milieu des produits high-tech du CES 2018 de Las Vegas. La Game Boy, cette console portable des années 1990, y fait un retour aussi surprenant que triomphal sur le stand du fabriquant américain Hyperkin. Ce dernier, spécialisé dans les périphériques destiné aux jeux vidéo (manettes, câblerie, adaptateurs...) a déjà ressuscité plusieurs consoles du passé pour séduire les gamers nostalgiques. On lui doit notamment de nouvelles versions de la mégadrive de Sega ou encore de la Super Nintendo. L'entreprise poursuit donc sur sa lancée en proposant de remettre sur le marché une version à peine toilettée de la Game Boy, dont la production par Nintendo, son fabriquant japonais, avait définitivement cessé en 2003.

Il faudra les cartouches d'origine pour jouer avec la nouvelle Game Boy.
Comme le révèle le site Gizmodo qui l'a repérée, cette console porte le nom provisoire de "Ultra Game Boy". Comme l'originale, son petit écran carré est en noir et blanc, mais est en plus pourvu d'une diode permettant de l'éclairer, afin de jouer plus facilement dans la pénombre (où sous la couette malgré l'interdiction des parents). Comme sur la console originale, le logement pour les cassettes en plastique des jeu est placé au dos de la coque. Car oui, il vous faudra remettre la main sur ces cartouches pour pouvoir jouer de nouveau à Tetris, Donkey Kong, ou Super Mario Land.

On notera toutefois quelques améliorations bienvenues telles que le remplacement des piles par une batterie rechargeable par USB, octroyant une autonomie de 6 heures, une coque plus résistante en aluminium (et non plus en plastique) ainsi qu'une sortie son mini-jack stéréo (et non plus mono). D'après Gizmodo, cette nouvelle mouture de la Game Boy - dont Hyperkin ne parle pas pour le moment sur son site - devrait arriver sur le commerce d'ici l'été 2018 à un tarif inférieur à 100 dollars. On ne sait pas pour le moment si la console sera vendue, comme l'originale, avec une cartouche de jeu, ni si elle acceptera les cartouches de la génération suivante : la Game Boy Color.

Les derniers jeux vidéos

Lost Dimension

Pour les jeux sur Pc, on pense bien sûr à Lost Dimension, ou encore à Creeping Terror aussi disponible sur 3DS.
Désormais possible à télécherger sur Pc, Zwei : The Ilvard Insurrection fait son retour.
La PS4 n'est pas en reste avec la sortie de The Woolies Strike Back.

Kirby Battle Royale est le jeu pour 3DS. Il s'agit de combats en arène où le dernier Kirby debout gagne. Il y a plusieurs Kirby à incarner, avec différentes couleurs.


Littérature

Le portrait de Nelly Chadour

Nelly Chadour a répondu à quelques questions autour de son roman uchronique Espérer le soleil, paru en septembre chez Les Moutons Électriques.
L'interview a été réalisée par Actu-SF, il s'agit d'une interview par échange de mails.

Défilez pour accéder à l'interview complète :

portrait de Nelly Chadour

ActuSF :
Nelly Chadour, tu viens de sortir ton œuvre la plus ambitieuse à ce jour mélangeant différents genres, que ce soit le polar, la fantasy urbaine, la folie et la mort. Peux-tu nous en dire plus ?

Nelly Chadour :
En essayant de ne pas trop en dévoiler, le récit se déroule en 1951, dans un Londres subissant l’hiver nucléaire, après que ce parano de Staline a fait sauter tout son arsenal de bombes sur l’Europe. Et, comme si les choses n’étaient déjà pas assez compliquées pour la population, il faut faire face à l’éveil de créatures surnaturelles. On suit d’abord les débuts d’une vampire russe badass puis ça vire un peu au roman choral avec plusieurs personnages qui vont s’entrecroiser, s’affronter ou s’allier dont une riche héritière pour représenter les hautes sphères qui gardent l’illusion d’une Angleterre glorieuse, une jeune sikhe pour les « basses castes » issues de l’immigration, un gangster pour l’underground criminel, etc…

Comment as-tu construit cet univers ? Quel est son acte de naissance ?

Je me fais toujours des trips « films mentaux » quand j’écoute des morceaux de musique qui me transportent et c’est ce qui est arrivé pour Espérer le Soleil. Vassilissa est ainsi née sur un morceau de Nine inch Nails, la ville se couvrant d’une neige noire sur du Gary Numan, une entité de flamme surgissant d’un incendie d’Archive, etc… Ces images ont fini par tellement m’obséder et cela depuis des années qu’il était primordial de pondre un récit complet. Le tout était, une fois le processus inconscient enclenché, de ravauder ces éléments pour en faire un tout convenable. C’est là que les références cinématographiques, littéraires, et animation ont pris le relai. Et ainsi, je me suis inspirée de Peter Pan, M le Maudit, Hellsing (de façon un tantinet inconscient), Dark City pour me guider à travers ce projet assez touffu.

Loin des étiquettes dont on se fout, tu joues avec plein de genres, t’amuse avec l’uchronie, côtoie le fantastique, rend hommage à bon nombre de figures de l’imaginaire, qu’elles soient mythes ou déesses. Pourquoi faire ce mélange explosif ?

Parce que mon imaginaire tient du chaudron de sorcière. Cela bouillonne en permanence grâce au simple ajout d’éléments aussi divers que le film noir, l’horreur pure, l’animation japonaise ou les bouquins de Victor Hugo ou de Nabokov (je ne prétends pas écrire comme eux, houlà non !) en lieu et place des morceaux éparses de bestioles. Et puis les étiquettes, la catégorisation à outrance m’a toujours emmerdée, j’ai toujours eu du mal à savoir où me placer. Je pose sur le même piédestal Tolkien et Proust, Sidney Lumet et Alex Proyas, Debussy et Rob Zombie, peut-être pour la simple raison que j’aime bien pousser mes explorations culturelles le plus loin possible. Je suis un peu prête à tout, bonne à rien.

Et peux-tu nous en dire plus sur ce qui t’occupes actuellement ?

Je suis enfin disposée à écrire les deux derniers épisodes des Aventures de Diane d’Aventin pour le Carnoplaste. Au départ, c’était une idée de Robert Darvel que de me confier un roman-feuilleton à la Angélique, mais j’ai fini par m’attacher à mes personnages, et je dois absolument leur accorder une fin digne et épique.
Ensuite, j’écrirai de nouveau pour les Moutons Electriques. J’ai deux projets assez différents sur lesquels je ne vais pas trop développer, mais l’un d’eux sera assez personnel car il traitera du harcèlement scolaire, entre autres choses. Et bien entendu, ça partira en couille fantastique.

Séries

Faut-il regarder Transferts, la série SF française d'Arte ?

afiche série transferts

Transferts, série de science-fiction française dont le trois premiers épisode (sur six) sont diffusés ce jeudi 16 novembre, à 20h55, sur Arte, suit le parcours de personnages forts dans un monde polarisé autour d’une nouvelle réalité : le transfert d'un corps à l'autre. Une société divisée par des tensions aussi bien visibles que secrètes dans laquelle un héros double cherche son identité.

Enfin de la vraie (et bonne) science-fiction française ! Après la chaîne OCS City et sa série Missions en juin dernier, Arte - qui avait proposé l'an passé Trepalium - continue de s'attaquer au genre avec ces six épisodes de Transferts, thriller d'anticipation situé dans un futur où déplacer un esprit dans le corps d'un autre est possible. C'est ce qui arrive à Florian (envoûtant Arieh Worthalter), qui se réveille après cinq années de coma dans une enveloppe humaine qui n'est pas la sienne.